#GCO: posture de @Martine Wonner députée LREM du Kochersberg

Après s’être présentée comme « médiatrice  »  entre pro et anti-GCO, la posture de Martine Wonner s’est clarifiée: pour ceux qui pouvaient encore en douter, elle milite contre le projet.

La députée tente de mobiliser Stéphane Bern, Monsieur Patrimoine

#Martine Wonner, députée LREM du Kochersberg a bien tombé le masque en intervenant auprès de Stéphane Bern pour le convaincre d’intervenir contre la réalisation du #GCO. L’occasion s’est présentée hier 24 novembre à Kaysersberg où Stéphane Bern inaugurait le marché de Noël. Martine Wonner était accompagnée du maire de Kolbsheim Dany Karcher. Ce dernier est un opposant de longue date au GCO, et on ne peut lui reprocher sa constance.

Aujourd’hui on est loin d’une « médiation »

En revanche Martine Wonner a adopté une autre posture. Elle s’était  posée comme « médiatrice » en septembre dernier, lors de la confrontation entre les engins venus (légalement) couper des arbres en forêt de Kolbsheim pour les travaux préparatoires à la réalisation du viaduc du futur GCO. Elle avait alerté le cabinet de la Ministre des Transports sur le face à face entre bûcherons et occupants de la ZAD.

Vidéo GCO de X03D pour Vinci

Entre temps, on a bien compris vers où penchait la « médiation » en question, c’est « GCO   not in my backyard « , c’est-à-dire pas dans ma circonscription. Pas très élégant pour une députée LREM de prendre ainsi la population du Bas-Rhin pour des crétins. On avait cru comprendre que ces pratiques n’étaient plus de mise dans la nouvelle formation politique d’un Président pour lequel j’ai d’ailleurs voté. Ce que je ne regrette pas- mais j’aimerais de la déontologie chez ses députés. A-t-elle seulement intégré la décision claire du Gouvernement en faveur du GCO, à condition que les mesures de protection de la biodiversité soient satisfaisantes ?

On a juste perdu 6 mois pour le chantier, pendant lesquels usagers et habitants vont continuer à « bénéficier » de la pollution par les particules, question de santé publique sur laquelle on n’a pas entendu le Docteur Wonner.

Ernolsheim sur Bruche : une réaction de bon sens

Et ceux qui sont les premiers concernés dans le secteur de la  Bruche par le GCO, ce sont tout de même les habitants de la commune d’Ernolsheim sur Bruche, un peu plus à l’ouest. Pour protéger au maximum le paysage depuis le château de Kolbsheim et son jardin, le tracé du GCO a été poussé vers Ernolsheim. Il est maintenant à 540m du château (le « backyard du propriétaire du château de Kolbsheim est conséquent) contre 200m à 300m des lotissements d’Ernolsheim. Le maire de cette commune, appliquant un raisonnable principe de réalité en considérant que le GCO se ferait, a négocié un rideau d’arbres assez conséquent, déjà en grand partie planté aux frais de Vinci pour protéger au mieux son village. Ah, j’oubliais : Ernolsheim sur Bruche n’est pas dans la circonscription de Martine Wonner.

La transformation de l’A35 à Strasbourg est un enjeu patrimonial

Et puisqu’il est question de patrimoine, n’oublions pas qu’à Strasbourg, la limite de la Neustadt récemment classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est à 300m/400M de l’A35. Le GCO permettra la transformation de cette autoroute en boulevard urbain (sans doute à plus long terme), ce qui constitue un enjeu patrimonial et urbanistique majeur.

La question n’est pas ici d’opposer un patrimoine à un autre : l’un comme l’autre méritent attention. C’est plus une question de moralité politique qui m’interpelle.